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D&C #07

Mur 7

 

Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, Descours & Cabaud a ouvert exceptionnellement un samedi après-midi, les portes du parc acier au public.
Avec les salariés, moi et Séverine Bruneton avons souhaité interroger la notion de Patrimoine Vivant. « Qu’est-ce que cela vous fait de savoir que du public va visiter votre lieu de travail alors que vous n’y êtes pas ?». «L’entité de l’entreprise Descours & Cabaud peut-elle être considérée comme lieu de patrimoine ? ». Les réponses des salariés ont pris la forme d’une signalétique au sol pour guider le visiteur. « Quand on va visiter les vieux châteaux, on imagine les meubles, l’odeur du feu de cheminée… Ici c’est un hangar pour des gens qui travaillent… » ; « Si nous, on n’est pas ici, les gens ils ne sauront rien. C’est juste de la ferraille. Ils feraient mieux de visiter comme c’est maintenant, pour voir les ponts marcher, les camions se charger, les commandes se faire. Voir des ouvriers travailler. » ; « Mon lieu de travail c’est ici. 24 ans au mois d’octobre, chez Descours & Cabaud… et fier ! »…
Deux ateliers en relation avec les murs 4 et 5 ont été mis en place : À partir d’un tampon géant reprenant le début d’une phrase du mur 4, « UNE TRIBU NOMADE… », les visiteurs étaient invités à continuer l’histoire.

Sur l’autre mur, le public pouvait aussi consulter un nuancier pour lire la poésie des couleurs dans l’entreprise.

 Un groupe de 80 personnes ainsi qu’une vingtaine d’individuels ont été passionnés par cette histoire où l’art s’immisce au plus près de l’activité d’une entreprise.
Pour cette occasion, nous avons également peint un nouveau mur, celui du couloir d’entrée du parc, en y inscrivant le titre de leur atelier : TRANSLATION, projeté en anamorphose.
Enfin, un tag positionné en amont du couloir d’entrée et reprenant les prénoms des salariés, plaçait l’humain au coeur de ce parc acier vide, ceux qui le font vivre au quotidien.